Il y a quelques semaines, je me retrouve devant mon ordinateur. Les maux de tête s’intensifient. Une douleur remonte dans la nuque. Et soudain : des taches noires devant les yeux. Je m’allonge. Je reprends mes esprits. Et je comprends enfin ce que je refusais de voir depuis trop longtemps : je suis en surmenage.
Je te partage dans cet article, ce que j’ai vécu, ce que j’ai appris, et ce que je referais différemment pour que tu mérites mieux que d’entendre « prends un doliprane et ça va aller ».
Pourquoi les femmes sont particulièrement exposées au surmenage
Avant d’aller plus loin, posons le contexte. Le surmenage (ou épuisement professionnel) ne touche pas que les gens qui font des heures folles. Il touche aussi celles qui sont sur tous les fronts en même temps, sans jamais s’arrêter.
Dans mon cas : un poste de manager dans une grande entreprise, un enfant en bas âge, ne activité de coaching en développement, et une organisation au cordeau. Sur le papier, tout allait bien. Dans mon cerveau, c’était surchargé en permanence.
Le problème ? Ce n’était pas mon agenda. C’était mon espace mental.
Je stressais pendant mes moments de repos. Je culpabilisais de ne pas avancer assez vite sur mon activité de coaching. Je gérais les urgences. Le tout en serrant les dents.
Les signaux d’alarme du surmenage que j’avais mis sous le tapis
Le surmenage ne s’installe pas du jour au lendemain. Il s’installe progressivement, pendant qu’on ignore les signaux.
Les miens étaient là depuis un moment : fatigue chronique que je rationalisais, irritabilité que j’attribuais au cycle, difficultés à me concentrer que je liais à mon manque de vacances. Et l’impression profonde de ne jamais être à la hauteur de tout ce que j’avais à faire.
Le signal ultime ? Mon corps a décidé pour moi.
Ce que je dirais si tu étais en surmenage
1. Stop à la culpabilité
Le plus dur n’a pas été de m’arrêter. Ça a été d’accepter que j’en avais besoin.
À l’infirmerie de mon entreprise, j’éclate en sanglots. Je m’entends dire : « Je ne devrais pas être en surmenage. Je dors assez. Je ne fais pas d’heures supplémentaires. Les autres y arrivent bien, eux. »
C’est exactement ça, le piège du surmenage chez les femmes ambitieuses : on pense qu’on n’y a pas droit. Que c’est réservé à ceux qui se tuent au travail. Que si on est organisée, ça ne devrait pas arriver.
Mais la santé mentale, l’espace mental saturé, la charge invisible tout ça justifie un arrêt.
2. Arrête-toi
Demande un arrêt maladie à un médecin de confiance et dédie ton temps à autre chose que la performance.
Siestes. Lectures. Ostéopathie. Reiki. Rencontre sociales. Aucune tâche productive,
Ce que j’ai découvert : quand on lâche le mental, quelque chose d’autre peut parler. Des opportunités se sont présentées sans que je bouge le petit doigt. Une cliente m’a proposé un soin, une paire m’a proposé de co-créer une offre. La vie envoie des messages de soutien encore faut-il avoir l’espace pour les recevoir !
3. Parles-en autour de toi
Ce weekend-là, hasard ou signe de la vie, j’avais une retraite bien-être de 48h réservée avec d’autres femmes. Dans ce cercle de femmes, j’ai osé dire à voix haute que j’étais en surmenage, peut-être en burnout. Trois femmes plus jeunes que moi m’ont répondu qu’elles en avaient vécu un et avaient changé de vie depuis.
Je me suis sentie moins seule.
Le soutien émotionnel que j’ai reçu (famille, amies, collègues) a été immense. Si tu traverses quelque chose de similaire, ne reste pas seule avec ça. Tu verras que tu es beaucoup mieux entourée que tu ne le pensais !
4. Revois tes priorités
Pendant mon arrêt, j’ai eu une conversation honnête avec moi-même : qu’est-ce qui me nourrit vraiment, et qu’est-ce qui me draine ?
La réponse était claire. Le coaching me nourrit profondément. C’est une évidence que je savais mais que je n’avais pas encore vraiment intégrée dans mes choix quotidiens. Mon travail en CDI me prend trop de temps, je vais demander un 80% à mon retour.
5. Repars sur des bases solides
Avant de reprendre, j’ai parlé avec la psychologue du travail pour faire un point sur ma situation et avoir ses recommandations. Ensuite, je ne suis pas repartie en mode « ça ira mieux maintenant ». Je suis repartie avec un plan concret sur ce que je voulais changer structurellement. J’ai demandé un échange avec mon management dès mon retour pour repartir sur des bases qui conviennent à tous.
Reprendre, oui. Mais autrement.
Ce que le surmenage m’a appris
Je considère cet épisode comme un cadeau. Un cadeau bizarremeent emballé mais un cadeau quand même.
Il m’a forcée à sortir du courant qui m’emportait. À retrouver de l’espace mental. À faire des choix clairs plutôt que de tout subir.
Et il m’a rappelé quelque chose d’essentiel : on peut être organisée, ambitieuse, compétente et quand même avoir besoin de s’arrêter. Ce n’est pas un échec. C’est être humaine.
J’ai encore un peu de honte de m’être absentée sans pouvoir m’organiser en amont. Mais je travaille sur cette culpabilité et je sais qu’elle n’a pas lieu d’être. Parce que prendre soin de soi n’est pas égoïste, c’est vital pour nous, notre famille et même pour notre entreprise
Pour aller plus loin
Si tu te retrouves dans ce témoignage, si tu cours sans jamais vraiment souffler, si tu portes tout sans jamais te poser, sache que tu n’as pas à attendre que ton corps force la décision.
C’est exactement ce sur quoi j’accompagne les femmes ambitieuses : trouver succès et épanouissement professionnel !
Tu peux réserver une séance découverte gratuite pour qu’on en parle.
Et toi — est-ce que tu as déjà vécu un moment où ton corps t’a forcée à t’arrêter ? Tu l’as vécu comme une défaite ou comme un signal à écouter ? Dis-moi en commentaire.


